Divers
Remonter

 

Exposition de peintures pentecôte 2013

 

Journées du patrimoine 2012

Le bistot, article du JDA

La date du lundi 2 avril 2012 restera sans doute gravée dans la mémoire de Sandrine Bayard. Non pas qu’elle ait gagné au loto ou à un quelconque jeu d’argent, mais tout simplement parce qu’elle a réalisé un rêve : prendre les rênes d’un commerce bien à elle. Elle a en effet repris le café d’Agenvillers, “Le Bistrot.” Depuis elle n’a de cesse de trouver des idées pour dynamiser son établissement. (A lire dans le Journal d’Abbeville du 8 août)

 

Fête locale, article du JDA et photos

Repas loisirs animations

 

Marché de Noel de l'association scolaire USEP

Opération croissants de l'association USEP

Bourse aux jouets salle Miannay le 13/11

Noces d'or le 26 Aout

Kermesse scolaire du RPI à Canchy, article du JDA

Fête locale 2011, article du JDA

Chasse aux œufs de Pâques

Thé dansant Michel PRUVOT, article du JDA

Repas dansant loisirs animations, articles du JDA

Maisons illuminées 2010, article du JDA

 

Atelier peinture à Agenvillers, article du CP

Jeux Intervillages 2010 le 1 er Aout à Agenvillers, article du CP

 Une soucoupe volante vue à Agenvillers

 

Gendarmerie nationale, 26 juillet 1955 à 12h30. Brigade de Nouvion-en-Ponthieu dans la Somme.

A 11h45, au bureau de notre brigade, sommes avisés téléphoniquement par M. le maire d’Agenvillers (Somme), qu’un de ses administrés avait vu dans le ciel un engin mystérieux dans le courant de la journée du 23 juillet 1955. Nous nous sommes immédiatement rendus à Agenvillers ou nous avons entendu M. P… Joseph trente-cinq ans, jardinier de nationalité française, qui nous déclare :
Le samedi 23 juillet 1955 à 10h10, était occupé à biner les endives dans un champ situé au lieu-dit Les Ursulines, mon attention fut attirée par le bruit d’un avion. J’ai machinalement regardé en l’air pour voir évoluer l’appareil qui venait de la direction du nord et se dirigeait vers le sud, quand sur la droite de l’avion, à peu près à la même altitude, j’ai distingué un engin de forme cylindrique, tournoyant dans l’espace. Ce dernier était de couleur aluminium. J’ai suivi cet engin des yeux pendant environ trente secondes, pour le voir disparaître très rapidement. Sur le moment je fus très surpris de voir cet engin tournoyer au-dessus de ma tête et je me suis demandé de quoi il pouvait bien s’agir. Au premier abord j’ai cru que l’avion avait largué quelque chose mais lorsque je l’ai vu partir à toute allure, j’ai compris qu’il ne pouvait s’agir que d’une soucoupe volante. J’affirme que ce que j’avance est la stricte vérité et ne pas avoir été victime d’une hallucination. J’ajoute qu’il y avait près de moi à ce moment-là, deux jeunes filles de Gapennes, Mlles L… Denise et Janine, qui n’ont rien vu car, ayant été tellement surpris, je n’ai pas eu le réflexe de les alerter.
Lecture faite persiste et signe.

M. Charles PETIT missionnaire apostolique de SIAM

 

M. PETIT ( Charles-André-Fulgence), né à Agenvillers (Somme), le 6 septembre 1847. Entré tonsuré au séminaire des Missions-Etrangères le 7 décembre 1872. Prêtre le 22 mai 1875. Parti pour Siam, le 14 juillet 1875. Mort à Bangkok le 19 décembre 1917.

 

Charles Petit naquit en 1847 à Agenvillers, au diocèse d’Amiens. Issu d’une famille des plus aisées de l’endroit, il dut néanmoins s’accoutumer de bonne heure au travail des champs. Même pendant ses vacances de séminariste, nous racontait-il, il n’hésitait pas en compagnie de ses quatre frères à se livrer aux travaux de la terre, et à manier la faux de 3 heures du matin à 8 heures du soir. Ce fut pour prendre la place de son jeune frère maladif, qu’il résolut d’entrer au séminaire, malgré les remontrances de son père, qui ne lui trouvait pas de vocation religieuse, et voulait probablement aussi lui confier la garde de la terre patrimoniale.

Malgré tout, Charles se rendit au petit séminaire d’Amiens et, comme il avait alors près de 18 ans, il suivit des cours spéciaux qui lui permirent de terminer assez rapidement ses études classiques. Il entra ensuite au séminaire des Missions-Etrangères, et en 1875 il quitta la France pour Siam.

Sa vie nouvelle lui parut agréable, habitué qu’il était depuis longtemps au sérieux et à la réflexion. Il devait faire partie d’ailleurs du camp des optimistes et prendre délibérément toute chose du bon côté. Dès lors, toutes ses entreprises seront basées sur un riche fond de piété avenante, accueillante et sympathique. En tout et partout on le verra agir comme un représentant fidèle du Christ qui console, qui fortifie, qui réprimande parfois les brebis indociles pour leur bien spirituel, mais ne les éloigne jamais, et les réchauffe plutôt par ses sages conseils et par ses preuves d’affection.

Donné tout d’abord comme auxiliaire à M. Rabardelle qui dirigeait le poste de Bangnokkhuëk, il eut l’occasion de s’occuper d’un groupe de chrétiens stationnés à Vatphleng. C’est grâce à son zèle fécondé par la grâce, que ce petit poste devait bientôt grandir jusqu’à nécessiter la présence d’un prêtre à demeure. Dès 1879, le cher M. Petit s’installait définitivement à Vatphleng, il avait déjà la perspective consolante d’y continuer jusqu’à sa mort son œuvre d’évangélisation près des Chinois et des Siamois. Il fut pour ses ouailles d’une indéfectible bonté. Il usa largement pour les autres, se mortifiant lui-même, d’une fortune personnelle léguée par ses chers parents. En 1880, il bâtit une église provisoire en bois ; peu à peu il agrandit le terrain du poste par des achats successifs de jardins et de champs, qu’il donna à ses chrétiens pour être défrichés et cultivés. Ces achats de terrains, lui suscitèrent beaucoup d’ennuis, et il dut revendiquer bien des fois devant les tribunaux siamois, peu favorables à la religion « étrangère » qui cherchait à s’implanter, ses intérêts et ses droits de propriétaire.

Malgré ces tracas, le cher Père prit un soin assidu de l’instruction des enfants ; du soin des malades et des pauvres. Il construisit à ses frais une belle église, bénite en 1903, qu’il dota de trois cloches, qu’il orna de statues et de vitraux ; il fit bâtir des écoles de garçons et de filles, un couvent pour des religieuses indigènes et un presbytère.

En dehors d’un court passage à Vainiau, alors qu’il dépendait encore de Bangnokkhuëk (1875-1879), et d’un séjour à l’église du Rosaire à Bangkok qu’il administra de 1907 à 1910, toute sa vie de missionnaire s’écoula paisiblement à Vatphleng, sous le regard du Sacré-Cœur, titulaire de son église.

Sa santé, qu’il ne ménageait pas suffisamment, le força d’aller une fois en France et deux fois au sanatorium de Béthanie à Hong-kong. Gravement atteint, ce fut à Lourdes qu’il implora de Notre-Dame encore quelques années pour continuer de travailler à la gloire de son divin Fils. On peut dire qu’il fut pleinement exaucé, puisqu’il ne mourut que vingt ans après cette filiale demande. Il sut d’ailleurs ajouter en temps opportun le Fiat voluntas tua, et s’incliner quand Dieu lui fit entendre son dernier appel. Entré vers la fin d’août à l’hôpital Saint-Louis, où il reçut pendant près de quatre mois les soins assidus du médecin et des Sœurs de Saint-Paul, il accepta en toute résignation de ne plus revoir son cher Vatphleng. Sa maladie ne lui permettant pas de célébrer la sainte messe, il tint à faire quotidiennement la sainte communion, qu’il reçut encore la veille de sa mort. Lors de la retraite annuelle des missionnaires, il voulut essayer ses forces et se rendit à l’évêché pour y visiter ses confrères ; ce fut sa dernière sortie et sa dernière joie de famille.

Une crise aigüe étant survenue inopinément le dimanche 25 novembre, Mgr Perros administra au cher malade les derniers sacrements. Le lendemain, en pleine connaissance, M. Petit se prépara minutieusement à paraître devant le Souverain Juge. Il régla jusque dans les moindres détails ses affaires temporelles, et ensuite ne s’occupa plus que des choses du ciel. Sa dernière lecture fut sur le Jugement particulier, qu’il n’appréhendait pas, ayant mis toute sa confiance en Dieu.

Il s’éteignit doucement le 19 décembre vers cinq heures du soir, presque sans agonie, pendant qu’agenouillés près de son lit, son évêque, un missionnaire et les Sœurs récitaient les prières de la recommandation de l’âme. Le lendemain matin, une grand messe pontificale fut célébrée dans l’église de l’Assomption devant une nombreuse assistance ; on remarquait au premier rang M. le ministre et M. le consul de France. Deux missionnaires conduisirent ensuite sa dépouille mortelle à Vatphleng, et c’est dans son église bien-aimée que repose notre regretté défunt.

 

Jean d'Agenvillers, dit Ramage