Repas loisirs animations

Marché de Noel de l'association scolaire USEP

Opération croissants de l'association USEP

Bourse aux jouets salle Miannay le 13/11

Noces d'or le 26 Aout

Kermesse scolaire du RPI à Canchy, article du JDA

Fête locale 2011, article du JDA

Chasse aux œufs de Pâques

Thé dansant Michel PRUVOT, article du JDA

Repas dansant loisirs animations, articles du JDA

Maisons illuminées 2010, article du JDA

Atelier peinture à Agenvillers, article du CP

Jeux Intervillages 2010 le 1 er Aout à Agenvillers,
article du CP

Une soucoupe volante vue à Agenvillers
Gendarmerie nationale, 26 juillet 1955 à 12h30. Brigade de
Nouvion-en-Ponthieu dans la Somme.
A 11h45, au bureau de notre brigade, sommes avisés téléphoniquement par
M. le maire d’Agenvillers (Somme), qu’un de ses administrés avait vu dans
le ciel un engin mystérieux dans le courant de la journée du 23 juillet
1955. Nous nous sommes immédiatement rendus à Agenvillers ou nous avons
entendu M. P… Joseph trente-cinq ans, jardinier de nationalité française,
qui nous déclare :
Le samedi 23 juillet 1955 à 10h10, était occupé à biner les endives dans un
champ situé au lieu-dit Les Ursulines, mon attention fut attirée par le
bruit d’un avion. J’ai machinalement regardé en l’air pour voir évoluer
l’appareil qui venait de la direction du nord et se dirigeait vers le sud,
quand sur la droite de l’avion, à peu près à la même altitude, j’ai distingué
un engin de forme cylindrique, tournoyant dans l’espace. Ce dernier était de
couleur aluminium. J’ai suivi cet engin des yeux pendant environ trente
secondes, pour le voir disparaître très rapidement. Sur le moment je fus
très surpris de voir cet engin tournoyer au-dessus de ma tête et je me suis
demandé de quoi il pouvait bien s’agir. Au premier abord j’ai cru que
l’avion avait largué quelque chose mais lorsque je l’ai vu partir à toute
allure, j’ai compris qu’il ne pouvait s’agir que d’une soucoupe volante.
J’affirme que ce que j’avance est la stricte vérité et ne pas avoir été
victime d’une hallucination. J’ajoute qu’il y avait près de moi à ce
moment-là, deux jeunes filles de Gapennes, Mlles L… Denise et Janine, qui
n’ont rien vu car, ayant été tellement surpris, je n’ai pas eu le réflexe de
les alerter.
Lecture faite persiste et signe.
M. Charles
PETIT missionnaire apostolique de SIAM
M. PETIT ( Charles-André-Fulgence), né à Agenvillers (Somme), le 6 septembre 1847. Entré tonsuré au séminaire des Missions-Etrangères le 7 décembre 1872. Prêtre le 22 mai 1875. Parti pour Siam,
le 14 juillet 1875. Mort à Bangkok le 19 décembre 1917.
Charles Petit naquit en 1847 à Agenvillers, au
diocèse d’Amiens. Issu d’une famille des plus aisées de l’endroit, il dut
néanmoins s’accoutumer de bonne heure au travail des champs. Même pendant ses
vacances de séminariste, nous racontait-il, il n’hésitait pas en compagnie de
ses quatre frères à se livrer aux travaux de la terre, et à manier la faux de 3
heures du matin à 8 heures du soir. Ce fut pour prendre la place de son jeune
frère maladif, qu’il résolut d’entrer au séminaire, malgré les remontrances de
son père, qui ne lui trouvait pas de vocation religieuse, et voulait
probablement aussi lui confier la garde de la terre patrimoniale.
Malgré tout, Charles se rendit au petit séminaire
d’Amiens et, comme il avait alors près de 18 ans, il suivit des cours spéciaux
qui lui permirent de terminer assez rapidement ses études classiques. Il entra
ensuite au séminaire des Missions-Etrangères, et en 1875 il quitta la France
pour Siam.
Sa vie nouvelle lui parut agréable, habitué qu’il était
depuis longtemps au sérieux et à la réflexion. Il devait faire partie d’ailleurs
du camp des optimistes et prendre délibérément toute chose du bon côté. Dès
lors, toutes ses entreprises seront basées sur un riche fond de piété avenante,
accueillante et sympathique. En tout et partout on le verra agir comme un
représentant fidèle du Christ qui console, qui fortifie, qui réprimande parfois
les brebis indociles pour leur bien spirituel, mais ne les éloigne jamais, et
les réchauffe plutôt par ses sages conseils et par ses preuves d’affection.
Donné tout d’abord comme auxiliaire à M. Rabardelle qui
dirigeait le poste de Bangnokkhuëk, il eut l’occasion de s’occuper d’un groupe
de chrétiens stationnés à Vatphleng. C’est grâce à son zèle fécondé par la
grâce, que ce petit poste devait bientôt grandir jusqu’à nécessiter la présence
d’un prêtre à demeure. Dès 1879, le cher M. Petit s’installait définitivement à
Vatphleng, il avait déjà la perspective consolante d’y continuer jusqu’à sa mort
son œuvre d’évangélisation près des Chinois et des Siamois. Il fut pour ses
ouailles d’une indéfectible bonté. Il usa largement pour les autres, se
mortifiant lui-même, d’une fortune personnelle léguée par ses chers parents. En
1880, il bâtit une église provisoire en bois ; peu à peu il agrandit le terrain
du poste par des achats successifs de jardins et de champs, qu’il donna à ses
chrétiens pour être défrichés et cultivés. Ces achats de terrains, lui
suscitèrent beaucoup d’ennuis, et il dut revendiquer bien des fois devant les
tribunaux siamois, peu favorables à la religion « étrangère » qui cherchait à
s’implanter, ses intérêts et ses droits de propriétaire.
Malgré ces tracas, le cher Père prit un soin assidu de
l’instruction des enfants ; du soin des malades et des pauvres. Il construisit à
ses frais une belle église, bénite en 1903, qu’il dota de trois cloches, qu’il
orna de statues et de vitraux ; il fit bâtir des écoles de garçons et de filles,
un couvent pour des religieuses indigènes et un presbytère.
En dehors d’un court passage à Vainiau, alors qu’il
dépendait encore de Bangnokkhuëk (1875-1879), et d’un séjour à l’église du
Rosaire à Bangkok qu’il administra de 1907 à 1910, toute sa vie de missionnaire
s’écoula paisiblement à Vatphleng, sous le regard du Sacré-Cœur, titulaire de
son église.
Sa santé, qu’il ne ménageait pas suffisamment, le força
d’aller une fois en France et deux fois au sanatorium de Béthanie à Hong-kong.
Gravement atteint, ce fut à Lourdes qu’il implora de Notre-Dame encore quelques
années pour continuer de travailler à la gloire de son divin Fils. On peut dire
qu’il fut pleinement exaucé, puisqu’il ne mourut que vingt ans après cette
filiale demande. Il sut d’ailleurs ajouter en temps opportun le Fiat voluntas
tua, et s’incliner quand Dieu lui fit entendre son dernier appel. Entré vers la
fin d’août à l’hôpital Saint-Louis, où il reçut pendant près de quatre mois les
soins assidus du médecin et des Sœurs de Saint-Paul, il accepta en toute
résignation de ne plus revoir son cher Vatphleng. Sa maladie ne lui permettant
pas de célébrer la sainte messe, il tint à faire quotidiennement la sainte
communion, qu’il reçut encore la veille de sa mort. Lors de la retraite annuelle
des missionnaires, il voulut essayer ses forces et se rendit à l’évêché pour y
visiter ses confrères ; ce fut sa dernière sortie et sa dernière joie de
famille.
Une crise aigüe étant survenue inopinément le dimanche
25 novembre, Mgr Perros administra au cher malade les derniers sacrements. Le
lendemain, en pleine connaissance, M. Petit se prépara minutieusement à paraître
devant le Souverain Juge. Il régla jusque dans les moindres détails ses affaires
temporelles, et ensuite ne s’occupa plus que des choses du ciel. Sa dernière
lecture fut sur le Jugement particulier, qu’il n’appréhendait pas, ayant mis
toute sa confiance en Dieu.
Il s’éteignit doucement le 19 décembre vers cinq heures
du soir, presque sans agonie, pendant qu’agenouillés près de son lit, son
évêque, un missionnaire et les Sœurs récitaient les prières de la recommandation
de l’âme. Le lendemain matin, une grand messe pontificale fut célébrée dans
l’église de l’Assomption devant une nombreuse assistance ; on remarquait au
premier rang M. le ministre et M. le consul de France. Deux missionnaires
conduisirent ensuite sa dépouille mortelle à Vatphleng, et c’est dans son église
bien-aimée que repose notre regretté défunt.
Jean d'Agenvillers, dit Ramage